Breaking gender identity in mining community

Correspondence between Megha (student at Xavier Institute of Social Service – Ranchi) and Michael Akilimali Bahigira (étudiant à l’Université Catholique de Bukavu)

Dear Michael,

The mining industry as well as education institutes have been delineated by a gender imbalance with an act of kindness towards men since inception. The issue of gender diversity has a monopoly in this industry due to which women are being under-represented at all entry levels; Socially, Legally and Physically. This particular section of society is always ignored to get a chance to prove their zeal and talent just because “women were not permitted entry in underground mines” though they are constantly multitasking, juggling careers, children and households and out performing in the other sectors.

Women regard this male-identity culture as a challenge to welcome and enforce change, as well as perceive to break this glass ceiling. Some progress has been made in the last few years where they are struggling to entrepreneur the Earth with their proven competency of management, control, direction and supervision of mines.

Now they are making haul roads into male-dominated mining sector despite challenges.

The Mines Act, 1952, said that women would not be allowed to work in any underground mines and would be allowed to work only on opencast mines between 6 am and 7 pm. Also, restrictions under the Coal Mines Regulations, 1957, would be imposed on women seeking admission to mining engineering courses in colleges in India. The same applies in other parts of countries. The initiative came when the Centre in the year 2019 scrapped Section 46 of the Mines Act, 1952 which restricted employment of women in the mines. In May 2016, the Indian School of Mines, Dhanbad, declared that it will begin admitting female candidates to its mining engineering programmes from the academic year 2016-17 onwards. Several IITs and other prestigious universities in the country also welcomed this move and opened the doors of their mining engineering courses for female students. However, there is one woman who did not wait for the system to change. Instead, she fought it tooth and nail to become the first female mining engineer in India way before the rules and regulations on the subject changed. Mrs. Chandrani Prasad Verma is the first female mining engineer of India who completed Mining Engineering in 1999. Her determination to continue down to road of success didn’t waver for a second and her spirit remained indomitable. Tata Steel is the first organisation in India to employee women in all shifts in mines from September 1, 2019.A total of 52 female employees were posted at its coke plant and electrical repair shop floor in A and B shifts between 6 am and 10 pm. Mrs. Pratixa Kher is a pioneer in the brown and dusty Noamundi Hills of Jharkhand, which supply the iron ore that feeds Tata Steel’s blast furnaces. She is among those shattering a gender barrier – women managers directing mining operations. Kher is among engineers hired by Tata Steel who is doing jobs traditionally considered too hazardous and too physically taxing for women. Mrs. J Liril and Karishma Kandoi are among the few who works at Noamundi Iron Mines, Tata Steel. They are managing their work life and personal life better. The role has given a platform to showcase their talent and provide personal growth too. As a shift in-charge, they have to monitor data about the plant status while ensuring that the equipment is in good condition in night shifts too. The direct participation of women in mining varies within the world. In Kenya, women are working as miners for generation due to their more honest behaviour. Women comprises hardly 15% of the global mining workforce. Mining is the worst sector for gender identity with just less than 5% of the board seats are held by women executives in the top 500 mining company. 31% of the top 500 listed mining companies and around 45% of the top 100 listed mining companies have a minimum of one woman on their gender balanced board. According to PwC (Price Waterhouse Coopers) South Africa mining companies ranked to no. 1 in the world of female representation and board level. Currently 24% South African women are sitting on the boards of the top 100 listed mining companies and 22% on the boards of the top 500% mining companies. Together these mining company have a market capitalisation comprising USD 200 billion. Canada has the lowest participation on board committees by women (5.9%), closely followed by Hong Kong and UK (6%). 

There is a direct correlation between the gender identity and the GDP. The promotion of the gender equality and women empowerment shall lead towards the inclusive progress of the nation as aligned with the United Nation Development Programme which combats discriminatory practices and challenges the roles and stereotypes that affect inequalities and exclusion. Establishing high level corporate leadership for gender equality is still a challenge.

I hope this letter will enhance your knowledge in this topic and you will find it helpful for writing your reply, looking forward to hear from you.

Thanking You

Megha

18-MARCH-2021, Ranchi

Chère Megha,

Dans plusieurs pays du monde, les femmes ont de grandes difficultés à œuvrer dans le secteur minier du fait de l’existence des normes culturelles, des tabous sociaux, de la législation discriminatoire dans le secteur minier, de l‘accès limité au crédit, d’un manque d’éducation et des problèmes des connaissances techniques.

En RDC par exemple, les discriminations sexistes faites aux femmes peuvent premièrement être remarquées à travers l’écart énorme de revenu entre les hommes et les femmes dans le secteur minier ; deuxièmement par les positions hiérarchiques qu’occupent les femmes dans ce secteur. Ces dernières se trouvent souvent au bas de la hiérarchie, menant à bien les travaux subalternes. En troisième lieu, les femmes subissent plusieurs cas de violence sexuelle dans et autour des mines. Elles ont également des chances minimes d’accéder à des services financiers, car les hommes ont souvent des capitaux tels que la terre et le bétail à utiliser comme que garantie, ou ils mettent des ressources en commun avec des amis pour se prémunir des risques du secteur minier.

Ces problèmes suscitent le besoin de réfléchir sur les mesures pouvant arrêter cette discrimination. Plus précisément, il doit être demandé à ceux qui sont d’un point de vue des preneurs des décisions, les stratégies les plus appropriées pour améliorer la situation des femmes. Lalalalal stratégie suivie en RDC a été celle d’encourager les femmes à abandonner le secteur minier en vue de s’orienter vers des activités économiques  alternatives. Le raisonnement de cette approche est que, puisque le secteur minier donne seulement des occasions des gains des revenus à court terme et ne semble pas contribuer à l’habilitation économique à long terme, des femmes devraient être aidées aux stratégies de sortie.

La question sur laquelle je propose de réfléchir consiste à savoir s’il est judicieux que les femmes abandonnent le secteur minier ou pas. Et sinon qu’est-ce qui doit être fait pour qu’elles se sentent intégrées dans le secteur extractif. 

Tout d’abord, malgré sa popularité, la stratégie présentée ci-haut a reçu un nombre considérable des critiques dans le cercle académique. Elle L’approcheL a premièrement été critiquée d’être peu réaliste et impraticable, parce que non adaptée aux réalités politiques et-économiques locales. Cette approche sous-estime également l’ardeur de la gente féminine pour devenir et rester active dans le secteur minier. On critique également cette stratégie d’être naïve parce qu’elle porte sur un arrêt à la participation des personnes dans les mines et dans les activités connexes. Elle défavorise les individus en ce sens que dans beaucoup de pays infestés par la crise économique, l’instabilité ou le conflit politique, il n’existe pas de meilleure décision en terme de choix d’activité économique à effectuer. Les gens opèrent souvent des choix stratégiques pour survivre et dans une région minière, ceux-ci considèrent l’activité extractive comme étant leur meilleure option qui leur permet de réaliser du revenu. Cette activité leur permet également de diversifier leurs activités, parce qu’elle leur permet de compléter ou remplacer leurs revenus agricoles, et leur donne l’occasion d’accumuler un capital pour des affaires commerciales.

Un autre point de critique vis-à-vis de l’approche des activités alternatives vient du fait que cette approche ne tient pas compte des barrières à la sortie du secteur minier. Les mineurs trouvent souvent qu’il est difficile d’abandonner les mines parce qu’ils veulent récupérer l’argent qu’ils ont déjà investi dans leurs travaux ou parce qu’ils sont emprisonnés dans ce qu’on appelle un « cycle de la pauvreté », c’est-à-dire une situation fâcheuse produite soit par l’utilisation de la technologie inadéquate, des faibles gains, des capacités limitée d’investissement, et des difficultés d’accès aux prêts ou au crédit.

Egalement, dans le contexte de la RDC, il n’existe quasiment pas de secteur alternatif vers lequel les femmes qui quittent la mine peuvent s’orienter. L’agriculture qui serait l‘activité qui se substituerait à l’activité minière ne peut être pratiquée au vue du niveau élevé d’insécurité à plusieurs endroits dans le pays.

Dans ce cas, il est plus raisonnable de considérer la situation fâcheuse des femmes et de les aider à renforcer toutes seules leur position dans le secteur extractif. Il est alors grand temps d’aller au-delà des représentations stéréotypées des femmes dans le secteur extractif, en tant qu’un groupe homogène de personnes qui sont tous des « victimes du secteur minier et de son marché résultant du commerce du sexe », ou comme étant des femmes divisées en deux catégories, à savoir, les ouvriers de sexe et les ouvriers de la communauté ; ignorantes et passives, etc.

Il serait également mieux que les femmes intellectuelles commencent à intégrer le secteur minier car cela permettrait d’y développer une image bien plus vraie de la diversité, et de l’opportunisme.

En fin, pour aider les femmes à se faire confiance à demeurer dans le secteur minier à l’abris de la discrimination et des violences, il est important de comprendre ce qui les motive pour œuvrer dans le secteur minier, et de prendre un regard étroit aux significations qu’elles donnent à leur travail, à leurs besoin, à leurs intérêts, leurs perceptions de leurs propres conditions de travail et de vies, leurs idées au sujet de l’économie politique de l’industrie minière, leurs avis au sujet d’autres sources de revenu possibles, leurs vues sur le genre, etc.

Cordialement,

Michael

23-MARS-2021, Bukavu

Dear Michael,

If women can fly in space then why can’t they dove into earth!! If women can be pilots, astronauts then why not miners. They are imbibed with tremendous source of potential capabilities that is at par with the males. India, largest democracy in the world amended the Mines act 1952 to allow participation of women in mining sector.

Gender discrimination against women if we see in last couple of years was more pathetic and adverse. In the present scenario many non-mining industries are craving hard to provide employment to women in order to maintain its diversity.

Queen Elizabeth- Queen of England, PepsiCo predecessor Indira Nooyi, Kamala Harris- first female vice president and the highest-ranking female official in the history of United States and many more marvels have proven their mete. Women in mining industries are not only facing atrocities against themselves but also, they are struggling hard enough to outshine in the field of health, education, economic empowerment and assets ownership, power and decision making etc.

Department of Economic and Social Affairs statistics (United Nations)

According to a new UN report launched in the month of October,2020 no crack in the glass ceiling has been observed in terms of the power and decision making as women held only 28% of managerial positions globally in 2019- almost same proportion in 1995. Only 18% of the enterprises surveyed had a female CEO in 2020. Among Fortune 500 corporations only 7.4% or 37 CEO, were women. In political life, women’s representation in parliament has doubled globally but didn’t crossed 25% of parliamentary seats in 2020. Women continue to be under represented in the field of STEM representing slightly more than 35%. 25 years since the adoption of the Beijing Declaration and Platform for Action, progress towards equal power and equal rights for women remains elusive.

The gender wage gap in Canada narrowed to 26.8% between 1998 and 2018 due to the effect of women and men employability in different industries, mining being one of the significant portions as per the reports of UN.

This glass-ceiling can only be broken by reforms like India made in its laws, NGOs. (NGO working: Women in mining U.K), awareness, cultural change, societal education. Women are the preservers in the phase of adversity offering pro-active advocacies. A trailblazer who is like a shining light and makes positive and impactful changes.

Women are the future for sustainable mining and makeup a large work force of future and create new societal value, harnessing digital technologies and innovation. Gender equality is the key to achieve sustainable development globally by 2030. No country has still achieved gender equality.

I hope this letter will enhance your knowledge in this topic and you will find it helpful for writing your reply, looking forward to hear from you.

Thanking You

Megha

29-MARCH-2021, Ranchi

Chère Megha,

Il est vrai que sous certains cieux, l’insertion de la femme dans le secteur minier a déjà été quasiment effective, comme vous l’aviez souligné dans vos deux dernières correspondances concernant l’Inde, le Kenya, etc. Bien que la situation apparaît comme tel dans ces pays qui peuvent d’ailleurs être considérés comme des modèles de la résolution des problèmes de genre dans le secteur minier,  le défi reste encore grand dans plusieurs pays Africains comme l’Ouganda (lire l’article de Sarah Geenen  (20l7) intitulé « Women in (and out of) artisanal mining: a call for revising Uganda’s draft Mining and Minerals Policy »), la RDC (lire l’article de Bashwira, 2013 intitulé  « Not only a man’s world: Women’s involvement in artisanal mining in eastern DRC »), etc. Premièrement, la problématique liée à la marginalisation de la femme dans la mine a été ignorée pendant très longtemps par les preneurs de décisions, les scientifiques et les autres parties prenantes en RDC. Ce n’est que très récemment que les chercheurs scientifiques ont tourné leur attention sur des questions liées à l’implication de la femme sur la chaine de valeur des minerais, dans des coopératives minières, à l’écart des revenus entre les hommes et les femmes dans les activités minières, aux violences faites à la femme dans ce secteur, etc. et les résultats de la plupart de leurs travaux exhibent jusqu’à l’heure actuelle, des situations défavorables de la femme.  Du côté de la législation dans ce secteur, même le code minier le plus récent de la RDC (code minier de 2018) n’en tient pas compte rigoureusement. 

L’on comprend à partir de ces idées, que si en Inde ou ailleurs, certains efforts ont déjà été fournis, en RDC, il y a encore de quoi réfléchir afin d’établir des modèles de résolution plus adaptés. Mon point de vue sur le problème de notre discussion est en accord avec Bashwira (2013), Geenen, (2017), etc. Au-delà des politiques qui doivent être entreprises dans le secteur extractif facilitant à la femme, un travail et un traitement juste, il est également et surtout question de l’émancipation de la femme dont l’esprit reste jusqu’à présent endormie dans plusieurs domaines y compris le domaine extractif.  C’est pourquoi dans ma correspondance précédente, j’ai mis un accent particulier sur sa prise de conscience sur ses capacités à œuvrer dans la mine au même titre que l’homme. Ceci est très capital parce que son intégration dépend avant tout, de l’image qu’elle fait d’elle-même. L’acception de la femme congolaise est qu’elle n’est pas valide pour une gamme de travaux miniers. Ceci proviendrait tout premièrement de sa culture qui lui confère la responsabilité des travaux ménagers et des travaux moins lourds. Tant qu’elle ne s’est pas encore détachée d’elle-même de cette considération, il est difficile que les choses aillent autrement. Je suis fermement sûre que si cette idée est mise en application, nous aurons également des femmes dont nous pouvons venter les réalisations, comme vous l’aviez fait pour Pratixa Kher, Chandrani Prasad Verma, etc.

Cordialement,

Michael

5-MAI-2021, Bukavu

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